En voyage,

mars 2025

Le vendredi 21
Hier c'était le printemps
Je suis a Lille CH
C'est l'heure de la sieste
Une sieste ponctuée
de promenades

Un soupir silencieux ombragé
Face a la lumière grise
De la post modernité

Un souffle confortable
Qui redonne de la dignité
Une simple douche
En temps de nomade

Hier c'était le printemps
Le matin les rayons les oiseaux
Le sommeil veille
Jamais loin

Le corps respire l'air
Doux
Salé
À demi

Le corps
Respire l'air
Fourbu
Il porte des poids
Je lis que j'écris que
Mon corps est fourbu
Et
Mon corps est fourbu
Toute de courbatures vêtue

Les articulations
Grincent
Elles font
Clic
Elles font mal dans une petite douleur qui devient une compagne habituelle comme un chat absent
Tu masses
Le corps fourbu
La peau mange
Tu absorbes
La densité du monde
Et du kinship
Earthlings

Encore un soupir
Puis un bâillement
Puis un éternuements

Quelqu'un dort à côté
La nuit c'était l'inverse
À contre-temps
Ou de guingois

Le ventre se gonfle
Expire

Les os
Ont un peu de
répit
Ton squelette à l'arrêt
Avec le silence et le temps.